Archive for février, 2012

Monopoly planétaire

Posté le 29 février, 2012 dans Economie

Les yeux rivés sur un écran d’ordinateur, le seul mouvement du boursicoteur/investisseur est celui d’une main cliquant sur une souris, dont le seul but est générer du profit en misant au casino, pardon la bourse.

Allumant la radio, les journalistes s’enthousiasment sur une histoire de «  triple A » sans expliquer à quoi correspond un seul des trois « A ». Puis on nous parle d’ « indice de confiance des investisseurs » et que « le CAC(A) 40 revient sur des plus hauts de six mois dans l’espoir d’un accord qui permettrait de rassurer les marchés et d’éviter un défaut », ou qu’« exposées à la dette des pays de la périphérie de la zone euro, les banques progressent sur l’espoir d’un règlement de la situation en Grèce ».

Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) : un FMI européen

Posté le 21 février, 2012 dans Europe, Fenêtre sur la France

En 2005, les peuples de France et des Pays-Bas ont fait le choix de dire « non » à la poursuite et à la consolidation d’un projet d’intégration européenne qui se traduit par un formidable recul démocratique, un démantèlement des politiques de solidarité (droit du travail, services publics), une dérégulation systématique en vue de soumettre l’intérêt général à la toute puissance du monde des affaires et de la finance. L’union européenne nous est apparue sous son vrai jour : une entreprise voulue par le patronat pour reconquérir, par la voie supranationale, tout ce qu’il avait dû concéder depuis des décennies et en particulier à partir 1945 au niveau de chaque Etat. Nous avons dit non à cette Europe-là.
Depuis, les événements, en particulier la crise qui a débuté en 2008, nous ont donné mille fois raison de dénoncer les dérégulations, le primat du marché et de la concurrence, le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne, l’opacité de la Commission européenne. Nos mises en garde se sont révélées dramatiquement prémonitoires pour des millions de femmes et d’hommes qui ne vivent que de leur travail.
Cela n’a pas empêché les partisans du « oui » de persévérer et de récidiver. Le « non » de 2005 a été victime de la forfaiture de Chirac refusant de retirer la signature de la France d’un traité désavoué par le peuple français.
En 2007, les libéraux de droite et de gauche, ont voulu passer en force, en choisissant presque partout (sauf en Irlande), la voie parlementaire pour obtenir avec le traité de Lisbonne ce qu’il n’avait pu imposer avec le traité constitutionnel européen.
Toutefois, les modifications à la Constitution française, qu’exigeait la ratification de ce traité de Lisbonne, ne pouvaient être obtenues sans l’appui des parlementaires PS. Le 4 février 2008, le parti dirigé par François Hollande, malgré l’engagement pris devant les électeurs de 2007 de consulter le peuple pour tout nouveau traité européen (programme du PS : « tout nouveau traité européen passera par un référendum », avril 2007) apportait son plein appui aux partisans des dérégulations de la finance et du capital, aux obsédés du démantèlement des services publics et du droit du travail, aux défenseurs de la concurrence de tous contre tous.
Le PS de Hollande a prouvé qu’il ne change pas, tout indique qu’il n’y a rien à attendre d’un parti très majoritairement rallié à une Europe au service des banquiers et des hommes d’affaires. Même si, en son sein, un courant conteste cette orientation, tout démontre qu’il est inaudible.
Or, l’Europe est la question centrale du débat, d’autant que les droites d’Allemagne, de France et d’ailleurs s’entendent pour doter la Commission européenne, la moins démocratique des institutions européennes, de pouvoirs antisociaux supplémentaires.
Ce qui se prépare dans un silence scandaleux alors que ces projets devraient être au cœur des débats dans toute la presse, va au-delà de tout ce qu’on a connu jusqu’ici au niveau européen, en matière d’abandon de souveraineté, de recul démocratique et d’opacité :
En 2005, les peuples de France et des Pays-Bas ont fait le choix de dire « non » à la poursuite et à la consolidation d’un projet d’intégration européenne qui se traduit par un formidable recul démocratique, un démantèlement des politiques de solidarité (droit du travail, services publics), une dérégulation systématique en vue de soumettre l’intérêt général à la toute puissance du monde des affaires et de la finance. L’union européenne nous est apparue sous son vrai jour : une entreprise voulue par le patronat pour reconquérir, par la voie supranationale, tout ce qu’il avait dû concéder depuis des décennies et en particulier à partir 1945 au niveau de chaque Etat. Nous avons dit non à cette Europe-là.
Depuis, les événements, en particulier la crise qui a débuté en 2008, nous ont donné mille fois raison de dénoncer les dérégulations, le primat du marché et de la concurrence, le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne, l’opacité de la Commission européenne. Nos mises en garde se sont révélées dramatiquement prémonitoires pour des millions de femmes et d’hommes qui ne vivent que de leur travail.
Cela n’a pas empêché les partisans du « oui » de persévérer et de récidiver. Le « non » de 2005 a été victime de la forfaiture de Chirac refusant de retirer la signature de la France d’un traité désavoué par le peuple français.
En 2007, les libéraux de droite et de gauche, ont voulu passer en force, en choisissant presque partout (sauf en Irlande), la voie parlementaire pour obtenir avec le traité de Lisbonne ce qu’il n’avait pu imposer avec le traité constitutionnel européen.
Toutefois, les modifications à la Constitution française, qu’exigeait la ratification de ce traité de Lisbonne, ne pouvaient être obtenues sans l’appui des parlementaires PS. Le 4 février 2008, le parti dirigé par François Hollande, malgré l’engagement pris devant les électeurs de 2007 de consulter le peuple pour tout nouveau traité européen (programme du PS : « tout nouveau traité européen passera par un référendum », avril 2007) apportait son plein appui aux partisans des dérégulations de la finance et du capital, aux obsédés du démantèlement des services publics et du droit du travail, aux défenseurs de la concurrence de tous contre tous.
Le PS de Hollande a prouvé qu’il ne change pas, tout indique qu’il n’y a rien à attendre d’un parti très majoritairement rallié à une Europe au service des banquiers et des hommes d’affaires. Même si, en son sein, un courant conteste cette orientation, tout démontre qu’il est inaudible.
Or, l’Europe est la question centrale du débat, d’autant que les droites d’Allemagne, de France et d’ailleurs s’entendent pour doter la Commission européenne, la moins démocratique des institutions européennes, de pouvoirs antisociaux supplémentaires.
Ce qui se prépare dans un silence scandaleux alors que ces projets devraient être au cœur des débats dans toute la presse, va au-delà de tout ce qu’on a connu jusqu’ici au niveau européen, en matière d’abandon de souveraineté, de recul démocratique et d’opacité :

la mise en place du MES, Mécanisme Européen de Stabilité (un FMI européen) et du TSCG, Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire : le traité Merkel-Sarkozy appelé aussi Pacte budgétaire et adopté par 25 des 27 Chefs d’Etat et de Gouvernement le 30 janvier 2012. Il doit être signé le 1 ou le 2 mars avant la ratification par les différents Etats signataires. Le MES et le Pacte budgétaire (TSCG) sont complémentaires : à partir du 1 mars 2013, pour avoir accès aux aides du MES un Etat devra avoir accepté toutes les dispositions sur l’austérité budgétaire contenues dans le TSCG.

Notre appel

Posté le 14 février, 2012 dans Non classé

Nous, qui sommes des enfants héritiers de l’immigration, demandons : Combien de fois faudra-t-il le crier ? Combien de fois faudra-t-il le répéter ? Nous sommes Français !

Nous sommes Français au même titre que n’importe quel Français, et c’est la République et ses lois qui l’affirment. Un français en vaut un autre, et ce n’est pas le nombre de générations nées sur le sol national qui y change quoi que ce soit. Nous ne pouvons plus supporter que certains représentants de cette République nous attaquent, nous réduisent, nous humilient, nous montrent du doigt… Nous sommes blancs, bronzés, noirs ou bridés, nous avons mille visages, mille personnalités, mille histoires, comme tous les autres Français.

Giorgio Cremaschi e Domenico Loffredo a Parigi

Posté le 13 février, 2012 dans Fenêtre sur l'Italie, Résistance

Samedi 24 mars 2012

l’Association « Cercle Carlo Giuliani » de Paris

organise

au café-resto associatif « La Commune » d’Aligre,

3 rue d’Aligre, 75012 Paris

un diner-débat

autour de la tentative du néo-libéralisme d’abolir

le Contrat Collectif National de Travail

en Italie, en France et ailleurs en Europe,

au profit de la négociation entreprise par entreprise.

Le débat portera sur les conséquences de cette démarche pour les salariés et sur les mesures que le mouvement syndical envisage pour y faire face.