Archive for the ‘Fenêtre sur la France’ Category

CARLO EN FRANCE

Posté le 14 octobre, 2011 dans Fenêtre sur la France, Initiatives de l'Association "Carlo Giuliani" Paris

Qu’avez-vous donc compris? Je ne parle pas de la fameuse chanson de Fabrizio de André [l'auteur évoque ici le titre d'une chanson contre la guerre de de André, bien connue des Italiens, NdT]: mais bien de notre Carlo, en France grâce à une association culturelle qui depuis trois ans porte son nom! Je connaissais déjà l’Association ainsi que son correspondant  le Cercle de Rifondazione Comunista de Paris : j’avais déjà rencontré certains de ses animateurs et participé à leurs initiatives. Au mois de septembre, ils m’ont invitée à la Fête de l’Humanité où Cercle et Association ont animé pendant trois jours un stand parmi des centaines d’autres réalités françaises et du monde entier (je conseille vivement la lecture de l’article de Giustiniano Rossi  http://carlogiuliani.fr/rifondazione-comunista/?p=3876). L’espace de la Fête se trouve dans une zone périphérique, en banlieue nord de la ville: pour faciliter l’afflux des personnes et désengorger la circulation routière la Mairie a mis à disposition un service de navettes qui fonctionne tard dans la nuit; je pense à mon petit autobus de Gênes qui ne me ramène plus à la maison passés huit heures du soir et je commence à faire des comparaisons mais il va vite me falloir y renoncer car les comparaisons ne sont pas possibles entre notre pays et cette partie de l’Europe. Naturellement, d’immenses parkings ont été prévus, les uns pour les visiteurs et les autres pour les organisateurs.

machisme sans frontières

Posté le 14 septembre, 2011 dans Droits des femmes, Fenêtre sur la France

75000 femmes violées en France chaque année, à peine 10% d’entre elles portent plainte par honte, par peur, devant la difficulté à être reconnue comme victime. Une femme sur dix est victime de violences au sein du couple. Porter plainte reste là aussi un obstacle insurmontable pour la majorité d’entre elles.

Triste journée pour les femmes, lorsque le procureur Vance abandonne toutes charges contre DSK devant la plainte de Mme Diallo. Encore une question de plainte. Il paraît qu’elle n’est pas crédible.
Annuler la plainte, ne pas la considérer, c’est réduire au silence la victime avec le refus de toute enquête ou de toute investigation supplémentaire. Elle n’aura même pas le droit d’être reconnue dans sa parole. Elle n’aura pas droit à être reconnue comme victime dans son innocence, si tel est le cas.

le retour du jeune Ardi

Posté le 31 juillet, 2011 dans Fenêtre sur la France, Immigration - Intégration

Le gouvernement a dû céder face à la mobilisation citoyenne. Le jeune Ardi, victime d’une encéphalopathie dégénérative, arraché de son lit d’hôpital et expulsé en mai 2010 d’une façon scandaleuse, est enfin revenu jeudi 28 juillet sur le sol français, après plus d’un an de mobilisation exceptionnelle : http://www.educationsansfrontieres.org/article37353.html

Outre l’inhumanité, le déni de Droit et l’incurie de l’administration française à tous ses échelons, il reste l’arrogance et la bêtise crasse d’une politique gaspillant des sommes considérables, à l’image de tous les effectifs de police détournés de leur véritable mission. Sans oublier tous les demandeurs d’asile hébergés dans des hôtels minables mais beaucoup plus chers que des centres d’accueil avec accompagnement social.

Loi LOPPSI : la Cour des comptes met en cause la vidéosurveillance

Posté le 10 juillet, 2011 dans Fenêtre sur la France

La Cour des comptes canarde la vidéosurveillance. La France compte, selon la Cour, autant, voire plus, de caméras par habitants que les autres pays industrialisés (hormis le Royaume-Uni où la pratique est très développée).
Un contrôle défaillant
Dans chaque département, une commission de la vidéoprotection (selon le terme officialisé par la loi LOPPSI II) est censée veiller pour éviter les abus. Mais, selon le rapport :
“Elle ne se rend jamais sur place. De fait, elle n’a aucune marge d’appréciation et son rôle est exclusivement formel : elle s’assure que le formulaire de demande est correctement rempli et que les pièces exigées sont jointes.”
Une fois la vidéosurveillance installée, la commission devrait vérifier que le dispositif respecte bien les engagements pris. Pourtant, d’après la Cour des comptes :
“En l’absence de moyens matériels et humains, les commissions départementales ne peuvent exercer ce pouvoir de contrôle.”
Des autorisations préfectorales hasardeuses
Dans l’histoire, le préfet est juge et partie : il doit promouvoir et instaurer la vidéosurveillance auprès des élus pour coller aux consignes nationales et délivrer les autorisations.
La préfecture “oublie” aussi régulièrement de rappeler les règles de vigilance “quant à la qualité des personnes chargées de l’exploitation du système de surveillance ou visionnant les images”. 
Une efficacité douteuse
La Cour des comptes met en garde à propos de l’absence d’analyses scientifiques sur le lien entre la vidéosurveillance et le nombre de délits commis : 
“A Nice par exemple, où le réseau de caméras le plus important de France, hormis Paris, a été mis en place depuis 2001, aucune évaluation de son efficacité n’a été réalisée par la ville.”
A contrario, la Cour des comptes cite l’exemple de Lyon. La ville a évalué l’efficacité du dispositif dans 57 zones, surveillées et non surveillées : dans les premières, la délinquance a diminué de 23,5% en trois ans; dans les secondes, de 21,9%. 
Un coût élevé
Rémunération des personnels, maintenance des équipements et loyer de la fibre optique, les dépenses de fonctionnement représentent 300 millions d’euros chaque année, supportées par les collectivités territoriales.
Si le nombre de caméras triple, comme le veut Nicolas Sarkozy, 300 millions d’euros d’investissement supplémentaires devraient être engagés, 40% subventionnés par l’Etat, le reste par les communes et intercommunalités. 
Alors que la réforme de l’Etat radine sur les effectifs de police, les caméras coûtent un bras.
10 juillet 2011
Claudio  T.

 

Cessons la guerre aux porteuses de foulard !

Posté le 5 juin, 2011 dans Fenêtre sur la France

Depuis la loi du 15 mars 2004 interdisant l’école publique aux élèves musulmanes portant le foulard, des exclusions se sont multipliées, non seulement à l’encontre des élèves mais aussi à l’encontre des mères d’élèves, que ce soit pour l’accompagnement des sorties scolaires ou pour la participation à des réunions au sein de l’école.

Malgré un avis de la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité), rappelant que l’interdiction du foulard ne s’applique pas aux parents d’élèves, le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, a annoncé son intention d’instaurer par décret cette nouvelle discrimination. La proposition vient d’être reprise dans le programme de l’UMP pour 2012 – parmi 26 propositions tout aussi inquiétantes, légalisant notamment la discrimination à l’embauche contre les femmes portant le foulard, y compris dans le secteur privé !