Archive for the ‘Europe’ Category

CHANGEMENT…

Posté le 21 mai, 2012 dans Culture, Fenêtre sur la France

Un festival d’amalgames vicieux, d’allégeances insidieuses et d’insolence autocratique, offert par celui qui fait (chronologiquement) suite à Sarkozy, Hortefeux et Guéant, et qui détient les reines des renseignements et de la surveillance du territoire, qui nomme et révoque les préfets, qui contrôle la police et la gendarmerie, qui est chargé de l’orientation et de la mise en oeuvre des politiques de sécurité, qui assure le maintien des institutions du pays, qui assure la permanence de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, qui a le monopole de la violence physique légitime, etc. : le nouveau ministre de l’intérieur Manuel Valls.

Lavanda Notes de voyage contre la ligne à grande vitesse Lyon-Turin (TAV)

Posté le 28 mars, 2012 dans Fenêtre sur l'Italie

« Giù le mani dalla lavanda », Bas les pattes de la lavande, c’est par ce cri ironique que policiers et journalistes furent accueillis, le 27 juin, devant les barricades de la Libre République de la Maddalena. Que le mouvement No tav ait toujours pris soin des champs de lavande, tandis que l’État les piétine avec ses arrogantes grolles, était, à sa manière, un signal, une ligne de partage.
« Lavanda » rappelle également un cri de guerre, un peu étrange, bien loin des slogans triomphalistes.
« Lavanda », c’est aussi des notes de voyage écrites par plusieurs camarades qui ont mêlé leur route à travers les campements et les bosquets de la Val Susa. Quelques-uns se connaissaient déjà bien, certains moins, d’autres pas du tout.« Lavanda » n’est donc pas l’organe d’un groupe politique, mais l’expression d’une exigence née et partagée au cours de la lutte No tav. Une exigence surgissant d’un même jet que les gaz lacrymogènes. Pour le dire franco, ce sont des ennemis de la Grande Vitesse, mais aussi du monde qui l’impose. Des loubards ? Certes, comme ceux qui rêvent les yeux ouverts d’une vie sans forteresses ni coffres-fort à protéger, libres et sauvages comme la lavande.

Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) : un FMI européen

Posté le 21 février, 2012 dans Europe, Fenêtre sur la France

En 2005, les peuples de France et des Pays-Bas ont fait le choix de dire « non » à la poursuite et à la consolidation d’un projet d’intégration européenne qui se traduit par un formidable recul démocratique, un démantèlement des politiques de solidarité (droit du travail, services publics), une dérégulation systématique en vue de soumettre l’intérêt général à la toute puissance du monde des affaires et de la finance. L’union européenne nous est apparue sous son vrai jour : une entreprise voulue par le patronat pour reconquérir, par la voie supranationale, tout ce qu’il avait dû concéder depuis des décennies et en particulier à partir 1945 au niveau de chaque Etat. Nous avons dit non à cette Europe-là.
Depuis, les événements, en particulier la crise qui a débuté en 2008, nous ont donné mille fois raison de dénoncer les dérégulations, le primat du marché et de la concurrence, le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne, l’opacité de la Commission européenne. Nos mises en garde se sont révélées dramatiquement prémonitoires pour des millions de femmes et d’hommes qui ne vivent que de leur travail.
Cela n’a pas empêché les partisans du « oui » de persévérer et de récidiver. Le « non » de 2005 a été victime de la forfaiture de Chirac refusant de retirer la signature de la France d’un traité désavoué par le peuple français.
En 2007, les libéraux de droite et de gauche, ont voulu passer en force, en choisissant presque partout (sauf en Irlande), la voie parlementaire pour obtenir avec le traité de Lisbonne ce qu’il n’avait pu imposer avec le traité constitutionnel européen.
Toutefois, les modifications à la Constitution française, qu’exigeait la ratification de ce traité de Lisbonne, ne pouvaient être obtenues sans l’appui des parlementaires PS. Le 4 février 2008, le parti dirigé par François Hollande, malgré l’engagement pris devant les électeurs de 2007 de consulter le peuple pour tout nouveau traité européen (programme du PS : « tout nouveau traité européen passera par un référendum », avril 2007) apportait son plein appui aux partisans des dérégulations de la finance et du capital, aux obsédés du démantèlement des services publics et du droit du travail, aux défenseurs de la concurrence de tous contre tous.
Le PS de Hollande a prouvé qu’il ne change pas, tout indique qu’il n’y a rien à attendre d’un parti très majoritairement rallié à une Europe au service des banquiers et des hommes d’affaires. Même si, en son sein, un courant conteste cette orientation, tout démontre qu’il est inaudible.
Or, l’Europe est la question centrale du débat, d’autant que les droites d’Allemagne, de France et d’ailleurs s’entendent pour doter la Commission européenne, la moins démocratique des institutions européennes, de pouvoirs antisociaux supplémentaires.
Ce qui se prépare dans un silence scandaleux alors que ces projets devraient être au cœur des débats dans toute la presse, va au-delà de tout ce qu’on a connu jusqu’ici au niveau européen, en matière d’abandon de souveraineté, de recul démocratique et d’opacité :
En 2005, les peuples de France et des Pays-Bas ont fait le choix de dire « non » à la poursuite et à la consolidation d’un projet d’intégration européenne qui se traduit par un formidable recul démocratique, un démantèlement des politiques de solidarité (droit du travail, services publics), une dérégulation systématique en vue de soumettre l’intérêt général à la toute puissance du monde des affaires et de la finance. L’union européenne nous est apparue sous son vrai jour : une entreprise voulue par le patronat pour reconquérir, par la voie supranationale, tout ce qu’il avait dû concéder depuis des décennies et en particulier à partir 1945 au niveau de chaque Etat. Nous avons dit non à cette Europe-là.
Depuis, les événements, en particulier la crise qui a débuté en 2008, nous ont donné mille fois raison de dénoncer les dérégulations, le primat du marché et de la concurrence, le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne, l’opacité de la Commission européenne. Nos mises en garde se sont révélées dramatiquement prémonitoires pour des millions de femmes et d’hommes qui ne vivent que de leur travail.
Cela n’a pas empêché les partisans du « oui » de persévérer et de récidiver. Le « non » de 2005 a été victime de la forfaiture de Chirac refusant de retirer la signature de la France d’un traité désavoué par le peuple français.
En 2007, les libéraux de droite et de gauche, ont voulu passer en force, en choisissant presque partout (sauf en Irlande), la voie parlementaire pour obtenir avec le traité de Lisbonne ce qu’il n’avait pu imposer avec le traité constitutionnel européen.
Toutefois, les modifications à la Constitution française, qu’exigeait la ratification de ce traité de Lisbonne, ne pouvaient être obtenues sans l’appui des parlementaires PS. Le 4 février 2008, le parti dirigé par François Hollande, malgré l’engagement pris devant les électeurs de 2007 de consulter le peuple pour tout nouveau traité européen (programme du PS : « tout nouveau traité européen passera par un référendum », avril 2007) apportait son plein appui aux partisans des dérégulations de la finance et du capital, aux obsédés du démantèlement des services publics et du droit du travail, aux défenseurs de la concurrence de tous contre tous.
Le PS de Hollande a prouvé qu’il ne change pas, tout indique qu’il n’y a rien à attendre d’un parti très majoritairement rallié à une Europe au service des banquiers et des hommes d’affaires. Même si, en son sein, un courant conteste cette orientation, tout démontre qu’il est inaudible.
Or, l’Europe est la question centrale du débat, d’autant que les droites d’Allemagne, de France et d’ailleurs s’entendent pour doter la Commission européenne, la moins démocratique des institutions européennes, de pouvoirs antisociaux supplémentaires.
Ce qui se prépare dans un silence scandaleux alors que ces projets devraient être au cœur des débats dans toute la presse, va au-delà de tout ce qu’on a connu jusqu’ici au niveau européen, en matière d’abandon de souveraineté, de recul démocratique et d’opacité :

la mise en place du MES, Mécanisme Européen de Stabilité (un FMI européen) et du TSCG, Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire : le traité Merkel-Sarkozy appelé aussi Pacte budgétaire et adopté par 25 des 27 Chefs d’Etat et de Gouvernement le 30 janvier 2012. Il doit être signé le 1 ou le 2 mars avant la ratification par les différents Etats signataires. Le MES et le Pacte budgétaire (TSCG) sont complémentaires : à partir du 1 mars 2013, pour avoir accès aux aides du MES un Etat devra avoir accepté toutes les dispositions sur l’austérité budgétaire contenues dans le TSCG.

Giorgio Cremaschi e Domenico Loffredo a Parigi

Posté le 13 février, 2012 dans Fenêtre sur l'Italie, Résistance

Samedi 24 mars 2012

l’Association « Cercle Carlo Giuliani » de Paris

organise

au café-resto associatif « La Commune » d’Aligre,

3 rue d’Aligre, 75012 Paris

un diner-débat

autour de la tentative du néo-libéralisme d’abolir

le Contrat Collectif National de Travail

en Italie, en France et ailleurs en Europe,

au profit de la négociation entreprise par entreprise.

Le débat portera sur les conséquences de cette démarche pour les salariés et sur les mesures que le mouvement syndical envisage pour y faire face.

Lettre à monsieur le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration

Posté le 19 décembre, 2011 dans Fenêtre sur la France, Immigration - Intégration

Monsieur le ministre,

La sous-direction de l’accès à la nationalité française du ministère que vous dirigez vient de signifier à madame S. Boujrada, ma mère, le classement de son dossier et un refus d’attribution de nationalité. « Vous ne répondez pas aux critères », est-il écrit dans un courrier sans âme que l’on croirait tout droit sorti de l’étude d’un huissier ou d’un notaire.

Ma mère est arrivée en France en 1984. Il y a donc vingt-huit ans, monsieur le ministre, vingt-huit ans ! Arrivée de Casablanca, elle maîtrisait parfaitement le français depuis son plus jeune âge, son père ayant fait le choix de scolariser ses enfants dans des établissements français de la capitale économique marocaine.