
Le gouvernement a dû céder face à la mobilisation citoyenne. Le jeune Ardi, victime d’une encéphalopathie dégénérative, arraché de son lit d’hôpital et expulsé en mai 2010 d’une façon scandaleuse, est enfin revenu jeudi 28 juillet sur le sol français, après plus d’un an de mobilisation exceptionnelle :
http://www.educationsansfrontieres.org/article37353.html
Outre l’inhumanité, le déni de Droit et l’incurie de l’administration française à tous ses échelons, il reste l’arrogance et la bêtise crasse d’une politique gaspillant des sommes considérables, à l’image de tous les effectifs de police détournés de leur véritable mission. Sans oublier tous les demandeurs d’asile hébergés dans des hôtels minables mais beaucoup plus chers que des centres d’accueil avec accompagnement social.
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Ils étaient tout petits, vraiment petits pour prendre la mer. Même Ascanius qui partit, tenu par la main de ceux qui quittèrent une ville en flammes pour entrer dans l’histoire, comptait plus d’années qu’eux. Et pourtant, Ali, Pari, Jabreel…les vingt enfants afghans, syriens, iraniens débarqués sur les côtes calabraises ont tout autant le droit à une place dans l’histoire. Eux aussi fuient des sièges bien plus longs qu’une décennie. Quand tout commença, ils n’étaient pas nés, eux qui n’ont pas plus de trois ans, et leurs frères non plus. Peut-être même ni leurs pères, ni leurs mères n’avaient encore vu le jour.
Ces conflits dans leur terre d’origine précèdent des générations contraintes à vivre dans les guerres des autres, des guerres qui ont le goût amer des torts subis. Nous ne découvrirons ce qu’ont vu les minuscules yeux par les jours d’asphyxiant calme plat que si ceux qui ont le pouvoir d’informer racontent ces histoires. Nous pourrons savoir ce qu’ils révèleront à qui aura le courage de ne pas les raccompagner à la frontière. La frontière de la mer est insaisissable et plus injuste que n’importe quel poste de douane en rase plaine. Les vies qui confient aux vagues le droit de continuer à vivre devraient recevoir la bénédiction des hommes, de toute l’humanité qui a l’occasion de les rencontrer. Qu’ils soient des réfugiés ou des migrants, mais surtout des enfants. Le futur que portent leurs quelques mois de vie a droit à un lendemain. A côté de la chaleur des bras maternels, ils ont le droit de recevoir nourriture et assistance. Avec cette aide et un accueil souhaitable, l’Odyssée des petits naviguants pourra devenir une ode éloquente. Il y aura alors de quoi écrire, sans toujours parler de Karzai.
Enrico Campofreda, 16 juillet 2011
traduit de l’italien par Rosa en savoir plus...

Alors que les parlementaires s’apprêtent à adopter une nouvelle loi sur l’immigration, portant jadis le nom de « loi Besson », la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) vient de mettre en pièces l’une des mesures du texte, en dénonçant l’emprisonnement des étrangers en situation irrégulière.
Un Etat européen ne peut emprisonner des étrangers sur le seul motif qu’ils sont en situation illégale et ont reçu l’ordre de quitter le territoire. Dans un arrêt rendu le 28 avril, la Cour de Justice de l’Union européenne juge qu’une telle peine est contraire aux dispositions de la « directive retour », en vigueur dans l’Union depuis 2009. Cela ne concerne malheureusement pas, toutefois, les placements en centre de rétention. en savoir plus...


De la manifestation contre l’Agence européenne Frontex, symbole de la militarisation de la lutte contre les migrations, à l’adoption d’une Charte mondiale, sur l’Ile de Gorée, les migrants ont fait entendre leurs voix au Forum social de Dakar. Inlassablement, ils ont rappelé l’insoutenable réalité : depuis 1988, plus de 14.000 migrants sont morts aux portes de l’Europe. en savoir plus...