Archive for the ‘Immigration - Intégration’ Category

Voeu pour la commémoration de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions

Posté le 30 juin, 2014 dans Immigration - Intégration

Lors du conseil municipal du jeudi 26 juin 2014, Mme. Bénédicte Monville-De Cecco et M. Claude Bourquart, conseillers municipaux d’opposition (Bien Vivre à Melun, EELV-PG), ont présenté au maire de Melun M. Gérard Millet et à l’ensemble du conseil municipal le voeu qu’ils souhaitaient soumettre au conseil municipal de Melun en faveur de la commémoration par la ville de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions dans le cadre de la journée nationale de commémoration du 10 mai.

Débat houleux autour de l’abolition de l’esclavage

Posté le 30 juin, 2014 dans Immigration - Intégration

Le 10 mai est devenu Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Jeudi soir, à l’issue du conseil municipal de Melun, Bénédicte Monville De Cecco (EELV) a déploré que la ville n’ait pas marqué cette commémoration.

Dans la salle où planait une certaine émotion, l’élue évoque ses aïeux de Martinique, cite le poète Aimé Césaire. ..

Le public et ses collègues de l’opposition l’applaudissent.

Mais pour le maire de Melun, il faut laisser ces problèmes aux historiens « Un pays qui ne vit que dans les commémorations est un pays qui n’assume pas son passé ou l’assume de telle façon qu’il y perd le sens de l’avenir pour être dans la repentance », avance Gérard Millet (UMP).

Lettre à monsieur le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration

Posté le 19 décembre, 2011 dans Fenêtre sur la France, Immigration - Intégration

Monsieur le ministre,

La sous-direction de l’accès à la nationalité française du ministère que vous dirigez vient de signifier à madame S. Boujrada, ma mère, le classement de son dossier et un refus d’attribution de nationalité. « Vous ne répondez pas aux critères », est-il écrit dans un courrier sans âme que l’on croirait tout droit sorti de l’étude d’un huissier ou d’un notaire.

Ma mère est arrivée en France en 1984. Il y a donc vingt-huit ans, monsieur le ministre, vingt-huit ans ! Arrivée de Casablanca, elle maîtrisait parfaitement le français depuis son plus jeune âge, son père ayant fait le choix de scolariser ses enfants dans des établissements français de la capitale économique marocaine.

le retour du jeune Ardi

Posté le 31 juillet, 2011 dans Fenêtre sur la France, Immigration - Intégration

Le gouvernement a dû céder face à la mobilisation citoyenne. Le jeune Ardi, victime d’une encéphalopathie dégénérative, arraché de son lit d’hôpital et expulsé en mai 2010 d’une façon scandaleuse, est enfin revenu jeudi 28 juillet sur le sol français, après plus d’un an de mobilisation exceptionnelle : http://www.educationsansfrontieres.org/article37353.html

Outre l’inhumanité, le déni de Droit et l’incurie de l’administration française à tous ses échelons, il reste l’arrogance et la bêtise crasse d’une politique gaspillant des sommes considérables, à l’image de tous les effectifs de police détournés de leur véritable mission. Sans oublier tous les demandeurs d’asile hébergés dans des hôtels minables mais beaucoup plus chers que des centres d’accueil avec accompagnement social.

Les réfugiés-bambins, enfants des vagues

Posté le 16 juillet, 2011 dans Guerres, Immigration - Intégration, Moyen Orient

Ils étaient tout petits, vraiment petits pour prendre la mer. Même Ascanius qui partit, tenu par la main de ceux qui quittèrent une ville en flammes pour entrer dans l’histoire, comptait plus d’années qu’eux. Et pourtant, Ali, Pari, Jabreel…les vingt enfants afghans, syriens, iraniens débarqués sur les côtes calabraises ont tout autant le droit à une place dans l’histoire. Eux aussi fuient des sièges bien plus longs qu’une décennie. Quand tout commença, ils n’étaient pas nés, eux qui n’ont pas plus de trois ans,  et leurs frères non plus. Peut-être même ni leurs pères, ni leurs mères n’avaient encore vu le jour.
Ces conflits dans leur terre d’origine précèdent des générations contraintes à vivre dans les guerres des autres, des guerres qui ont le goût amer des torts subis. Nous ne découvrirons ce qu’ont vu les minuscules yeux par les jours d’asphyxiant calme plat que si ceux qui ont le pouvoir d’informer racontent ces histoires. Nous pourrons savoir ce qu’ils révèleront à qui aura le courage de ne pas les raccompagner à la frontière. La frontière de la mer est insaisissable et plus injuste que n’importe quel poste de douane en rase plaine. Les vies qui confient aux vagues le droit de continuer à vivre devraient recevoir la bénédiction des hommes, de toute l’humanité qui a l’occasion de les rencontrer. Qu’ils soient des réfugiés ou des migrants, mais surtout des enfants. Le futur que portent leurs quelques mois de vie a droit à un lendemain. A côté de la chaleur des bras maternels, ils ont le droit de recevoir nourriture et assistance. Avec cette aide et un accueil souhaitable, l’Odyssée des petits naviguants pourra devenir une ode éloquente. Il y aura alors de quoi écrire, sans toujours parler de Karzai.
Enrico Campofreda, 16 juillet 2011
traduit de l’italien par Rosa