Archive for the ‘Moyen Orient’ Category

Appel pour un livre et des lectures publiques

Posté le 29 mars, 2012 dans Massacres et attentats, Moyen Orient

Le 15 avril prochain marquera le premier (et bien triste) anniversaire de l’assassinat de Vittorio Arrigoni dans la bande de Gaza. Vittorio Arrigoni est (je m’excuse mais j’ai beaucoup de mal à écrire « était ») ce jeune journaliste et militant pacifiste italien, membre de l’ONG ISM (International Solidarity Movement), connu pour son blog Radio Guerrilla, unique source d’information occidentale au moment de l’opération* « Plomb durci » menée par l’armée israélienne à Gaza entre fin décembre 2008 et fin janvier 2009, alors que tous les résidents étrangers avaient été évacués par leurs consulats respectifs.

Nous désobéissons – לא מצייתות

Posté le 29 janvier, 2012 dans Moyen Orient, Répression


Le texte ci-dessous a été signé par des dizaines de femmes appelant à
la désobéissance.

Nous refusons de nous soumettre aux lois et décrets.

Nous sommes de dizaines de femmes juives israéliennes à voyager et à
traverser avec des femmes et enfants palestiniens de la
Cisjordanie, les postes de contrôle, à visiter ensemble nos villes, à
apprécier les plages, à s’amuser aux terrains de jeux, à les héberger
chez nous et à être hébergées chez ces femmes au-delà des frontières
interdites. Nous avons ensemble cueilli des olives dans leurs
oliveraies familiales au-delà des postes de contrôle.

L’exceptionnalisme d’Israël : Normaliser l’anormal

Posté le 11 janvier, 2012 dans Moyen Orient

Dans la lutte palestinienne et arabe contre la colonisation, l’occupation et l’apartheid israéliens, la « normalisation » d’Israël est un concept qui a généré des controverses parce qu’il est souvent mal compris, ou parce qu’il y a des désaccords sur ses paramètres, bien qu’un consensus existe, parmi les Palestiniens et les peuples du monde arabe, pour refuser de traiter Israël comme un Etat « normal » avec lequel on peut faire du « business as usual ». Nous discuterons ici de la définition de la normalisation que la grande majorité de la société civile palestinienne, représentée par le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) a adopté depuis novembre 2007 et nous préciserons les nuances qu’elle prend dans des contextes différents.

Les réfugiés-bambins, enfants des vagues

Posté le 16 juillet, 2011 dans Guerres, Immigration - Intégration, Moyen Orient

Ils étaient tout petits, vraiment petits pour prendre la mer. Même Ascanius qui partit, tenu par la main de ceux qui quittèrent une ville en flammes pour entrer dans l’histoire, comptait plus d’années qu’eux. Et pourtant, Ali, Pari, Jabreel…les vingt enfants afghans, syriens, iraniens débarqués sur les côtes calabraises ont tout autant le droit à une place dans l’histoire. Eux aussi fuient des sièges bien plus longs qu’une décennie. Quand tout commença, ils n’étaient pas nés, eux qui n’ont pas plus de trois ans,  et leurs frères non plus. Peut-être même ni leurs pères, ni leurs mères n’avaient encore vu le jour.
Ces conflits dans leur terre d’origine précèdent des générations contraintes à vivre dans les guerres des autres, des guerres qui ont le goût amer des torts subis. Nous ne découvrirons ce qu’ont vu les minuscules yeux par les jours d’asphyxiant calme plat que si ceux qui ont le pouvoir d’informer racontent ces histoires. Nous pourrons savoir ce qu’ils révèleront à qui aura le courage de ne pas les raccompagner à la frontière. La frontière de la mer est insaisissable et plus injuste que n’importe quel poste de douane en rase plaine. Les vies qui confient aux vagues le droit de continuer à vivre devraient recevoir la bénédiction des hommes, de toute l’humanité qui a l’occasion de les rencontrer. Qu’ils soient des réfugiés ou des migrants, mais surtout des enfants. Le futur que portent leurs quelques mois de vie a droit à un lendemain. A côté de la chaleur des bras maternels, ils ont le droit de recevoir nourriture et assistance. Avec cette aide et un accueil souhaitable, l’Odyssée des petits naviguants pourra devenir une ode éloquente. Il y aura alors de quoi écrire, sans toujours parler de Karzai.
Enrico Campofreda, 16 juillet 2011
traduit de l’italien par Rosa

No-fly zone en Israël

Posté le 9 juillet, 2011 dans Moyen Orient, Répression

Arrêtés aux aéroports de Paris, Genève, Rome par la police locale. Appréhendés à l’aéroport Ben Gourion de tel Aviv qui, selon le parlementaire palestinien Mustafa Barghouti, devient “un avant-poste militaire”. Voici l’accueil réservé et fait réserver par Israël aux activistes internationaux qui, aprés le blocage imposé aux bateaux de la FreedomFlotilla2, s’étaient donné rendez-vous en Cisjordanie pour l’initiative “BienvenuePalestine”. Les premiers à subir l’ostracisme ont été, hier matin à l’aube, une cinquantaine de pacifistes français qui s’apprêtaient à embarquer sur un vol de Lufthansa, à l’aéroport Charles de Gaulle, ce fut ensuite le tour de deux-cents voyageurs qui avaient réservé sur la compagnie hongroise Malev. Air France, Alitalia, Suisse Air,  Easyjet ont également empêché les activistes de monter à bord. La police des frontières disposait d’une liste détaillée de 347 personnes et les considéraient persona non grata, les qualifiant de provocateurs et d’auteurs potentiels de troubles pour l’Etat d’Israël. Une opération qui applique ce que le ministre des Affaires Etrangères Lieberman répète depuis des semaines, en syntonie avec l’apartheid dont il rêve et qu’il soutient depuis des années au sein de son parlement. Depuis jeudi, déjà, plusieurs activistes connus dont le nom figurait sur la liste des proscrits fournie par les autorités israéliennes avaient constaté l’annulation de leur réservation. A Paris et à Genève, une forte tension s’est manifestée aprés que les personnes refoulées ont occupé la zone d’embarquement, risquant pour cela l’interpellation policière. L’action de la police locale et du personnel de l’aéroport,  montrant un zêle particulier à appliquer les directives israéliennes, a augmenté l’agitation. Cela a soulevé les protestations de nombreuses ONG philopalestiniennes.