Archive for the ‘Résistance’ Category

La lutte contre la TAV représente aujourd’hui toutes les luttes

Posté le 23 avril, 2012 dans Résistance


Il serait facile, aujourd’hui(28 février N.D.T.), de tomber dans de banals extrémismes bons peut-être pour attirer le consensus verbal de quelques-uns mais bien plus difficile à mettre en pratique. Mais ce qui s’est passé hier (la chute de Luca N.D.T.) représente le point exemplaire de non-retour. A peine deux jours plus tôt 100 mille personnes étaient descendues dans la rue, pacifiquement – tout à fait comme l’aime les libéraux – qui ont traversé la vallée de Suse. Camarades et citoyens provenant de toute l’Italie, mais surtout l’écrasante majorité de la population valsusaine. Sans divisions ni affrontements internes, non seulement toute la Vallée a manifesté son opposition à la construction du TAV, mais elle a aussi défendu et revendiqué les camarades arrêtés les semaines précédentes, sans distinctions ni prises de distances artificielles.
Devant tout cela, la réponse de la politique a été de démarrer les expropriations, d’expulser le mouvement des espaces qu’il occupait, de mettre en route, sans médiations et en usant de la force, la construction du chantier. A peine démarrées les expropriations, survenait la tentative d’homicide de Luca Abbà. Sans même comprendre les conditions physiques de Luca, tous les politiques se sont empressés de nous rappeler que la construction de la TAV devait continuer et que bien sûr, cet accident ne ralentirait pas le parcours. La police a continué les évacuations, comme si rien ne s’était passé, comme on n’était pas entrain d’agir avec le poids d’un homme qui était, et qui, en train de lutter contre la mort.
Quoique synthétiquement décrits, les événements d’hier confirment diverses choses : par exemple, que la politique ne représente plus ce lieu de médiation où faire valoir ces rapports des forces sociales que nous cherchons de mettre en jeu chaque fois de manière pacifique et partagée. Samedi, dans le Val de Suse, il y aurait bien pu avoir trois millions de personnes à manifester, que ça n’aurait pas fait bouger d’une virgule les rapports de force présents sur le territoire, justement parce qu’il n’y a plus d’espace pour une médiation possible. La TAV n’est pas une question italienne, et encore moins peut-elle être évaluée par quelque gouvernant de cette province toujours moins importante de l’Empire. La TAV a été imposée par l’Europe, le Val de Suse n’est qu’un micro-territoire inconnu qui doit accueillir le passage d’une ligne à Grande Vitesse (et à Grands Profits) qui part de Lisbonne et finit à Kiev. En Europe, on ne sait même pas où est le Val de Suse, et aucune manifestation politique ne pourra changer les plans que le capital international a déjà arrêtés : éliminer les trains à vitesse normale, économiques et garantissant le libre déplacement des citoyens sur le territoire, pour les remplacer par des trains de classe, pour riches, superrapides et supercoûteux.
Une autre chose que nous apprenons des événements entre samedi et aujourd’hui, c’est que la manifestation de la vallée a été fondamentale, elle a confirmé le cadre dans lequel nous pouvons intervenir. Elle a rappelé, si jamais il en était besoin, que sur ce territoire, le refus du projet européen de grande vitesse constitue une majorité numérique et culturelle. Mais une fois cela dit, les conditions changent. La manifestation a défini le terrain de légitimité, maintenant, il nous revient d’intervenir efficacement pour faire avancer la lutte contre la Grande Vitesse. Samedi, nous avons compris que nous sommes la majorité et que nous avons l’appui de la population valsusaine. Maintenant, nous devons transformer cet appui en une lutte victorieuse, pratiquer les objectifs adéquats, comprendre que la logique du nombre n’est pas la seule dans laquelle nous pouvons intervenir. La logique du nombre a un sens beaucoup plus élevé quand nous devons faire valoir notre rapport de force à l’intérieur de la médiation politique. Mais celle-ci n’existe plus. Ce ne sont certes pas les partis parlementaires les interlocuteurs qui décident si on fait ou pas le TAV ; et si Monti est certainement quelqu’un qui a un pouvoir de décision, ce n’est pas pour son rôle de président du conseil italien, mais bien plutôt parce qu’il est un des pions fondamentaux du programme néo-libéral international.
La lutte contre la TAV représente aujourd’hui toutes les luttes.
Allons-y.
Traduit de Militant par Serge Quadruppani

No Tav : Appel à la solidarité active à partir du 11 avril

Posté le 23 avril, 2012 dans Résistance


Cet appel s’adresse à tout ceux, hommes et femmes, qui tout au long de ces mois d’occupation militaire, tout au long de ces mois de lutte et de résistance NoTav, ont pris notre parti partout en Italie et ailleurs. Grâce à vous il est clair pour ceux qui ont du cœur, de l’intelligence que la lutte des NoTav dans ce coin du Piémont est la lutte de tous ceux qui se battent contre le gaspillage de l’argent public pour des intérêts privés, contre la dévastation du territoire, contre la transformation définitive en marchandise de nos vies et de nos relations sociales. Défendre sa terre et sa vie c’est défendre notre futur et celui de tous. Le futur des jeunes condamnés à la précarité à vie, des anciens auxquels on refuse une vieillesse décente, de tous ceux qui pensent que le bien commun n’est pas le profit de quelques-uns mais une amélioration de la qualité de la vie pour chaque homme, femme, enfant. Ici et partout.
On trouve nos raisons dans chaque hôpital qui ferme, dans chaque école qui est démantelée, dans chaque station abandonnée, dans chaque famille qui est expulsée, dans chaque usine où Monti offre aux patrons la possibilité de licencier ceux qui luttent. Après la terrible journée du 27 février, où l’un d’entre nous a failli mourir en essayant d’entraver l’agrandissement du fortin de la Madeleine, la multiplication des cortèges, des blocages de route, d’autoroutes, de ports et de train, dans des dizaines et des dizaines de grandes et de petites villes d’Italie, nous a donné de la force dans notre résistance sur l’autoroute. A cette occasion, nous avons compris que, malgré la présence de milliers d’homme en armes , le gouvernement et tous les partis proTav étaient en difficulté. Dans la propagande de criminalisation des failles sont apparues, des possibilités de luttes accessibles à tous et partout sont apparues.
Le 27 février, ils ne se sont pas contentés de risquer la vie de l’un d’entre nous, ils ont occupé un autre terrain, et l’ont entouré de grilles de protection et de fil de fer barbelé. Le mercredi 11 avril ils veulent rendre légale l’occupation. Ce jour-là, ils ont convoqué les propriétaires pour réaliser une procédure d’occupation “temporaire“ des terrains. Ils ne pourront entrer dans le fortin, fortifié comme pour une guerre, qu’un seul à la fois : si un propriétaire ne se présente pas, ils passeront outre. L’important est de donner un semblant de légalité à la mise en place violente d’un énorme ouvrage inutile. À partir de là les entreprises pourront véritablement commencer les travaux. Les NoTav seront là encore une fois. Nous serons là et nous serons partout où il sera possible d’entraver la machine de l’occupation militaire. Nous lançons cet appel parce que nous avons décidé de transformer ce jour et pendant une semaine en semaine de lutte populaire NoTav. Aidez-nous. Il faut que la chaîne de solidarité spontanée qui nous a soutenu en février, soit encore plus puissante.
Nous ne vous demandons pas de venir ici, même si comme toujours, ceux qui viendront seront les bienvenus, nous vous demandons de lutter chez vous, dans les villes et les campagnes. Nous vous demandons de diffuser la résistance.
Mouvement No Tav – Solidarité internationale à la lutte No Tav
traduit de l’italien : Anarres-info

HOMMAGE à VITTORIO ARRIGONI

Posté le 15 avril, 2012 dans Events, Mémoire, Pour ne pas oublier, Résistance

L’ASSOCIATION “CARLO GIULIANI” PARIS, L’ANPI-PARIS

Rendent hommage à VITTORIO ARRIGONI, pacifiste de l’ISM (International solidarity movement) et activiste pour la cause palestinienne, kidnapé et assassiné le 15 avril 2011 dans la bande de Gaza.

Nous vous invitons à participer nombreux aux activités qui se dérouleront pendant la journée que nous lui dédions le dimanche 15 avril 2012 au 20 rue des Vinaigriers 75010 Paris à partir de 15h00.

PROGRAMME

lectures d’ extraits du livre “Rester humain à Gaza”

projection de videos sur Vittorio Arrigoni

expo photo

musique et débats

Giorgio Cremaschi e Domenico Loffredo a Parigi

Posté le 13 février, 2012 dans Fenêtre sur l'Italie, Résistance

Samedi 24 mars 2012

l’Association « Cercle Carlo Giuliani » de Paris

organise

au café-resto associatif « La Commune » d’Aligre,

3 rue d’Aligre, 75012 Paris

un diner-débat

autour de la tentative du néo-libéralisme d’abolir

le Contrat Collectif National de Travail

en Italie, en France et ailleurs en Europe,

au profit de la négociation entreprise par entreprise.

Le débat portera sur les conséquences de cette démarche pour les salariés et sur les mesures que le mouvement syndical envisage pour y faire face.

Mohammed Ali’ compie 70 anni

Posté le 18 janvier, 2012 dans Histoire, Résistance

Mohammed Ali’ ne ha 9 di anni e si chiama Cassius Marcellus Clay Jr. quando qualcuno gli ruba la bicicletta e lui decide che deve dargli una lezione e 18 quando conquista la medaglia d’oro alle Olimpiadi di Roma, nel 1960, nella categoria dei pesi medi, l’inizio di una carriera pugilistica fatta di 108 combattimenti e tre corone mondiali in 20 anni. Ma non è solo l’incontro con la boxe a caratterizzare la vita di Cassius Clay . Dopo l’incontro, nel 1964 con Malcolm X, difensore dei diritti degli afro-americani, lascia il suo nome da schiavo e, dopo la sua conversione all’Islam, assume quello di Mohammed Ali’, diventando uno degli atleti politicamente più impegnati nella storia dello sport mondiale.