No Tav : Appel à la solidarité active à partir du 11 avril

Posté le 23 avril, 2012 dans Résistance


Cet appel s’adresse à tout ceux, hommes et femmes, qui tout au long de ces mois d’occupation militaire, tout au long de ces mois de lutte et de résistance NoTav, ont pris notre parti partout en Italie et ailleurs. Grâce à vous il est clair pour ceux qui ont du cœur, de l’intelligence que la lutte des NoTav dans ce coin du Piémont est la lutte de tous ceux qui se battent contre le gaspillage de l’argent public pour des intérêts privés, contre la dévastation du territoire, contre la transformation définitive en marchandise de nos vies et de nos relations sociales. Défendre sa terre et sa vie c’est défendre notre futur et celui de tous. Le futur des jeunes condamnés à la précarité à vie, des anciens auxquels on refuse une vieillesse décente, de tous ceux qui pensent que le bien commun n’est pas le profit de quelques-uns mais une amélioration de la qualité de la vie pour chaque homme, femme, enfant. Ici et partout.
On trouve nos raisons dans chaque hôpital qui ferme, dans chaque école qui est démantelée, dans chaque station abandonnée, dans chaque famille qui est expulsée, dans chaque usine où Monti offre aux patrons la possibilité de licencier ceux qui luttent. Après la terrible journée du 27 février, où l’un d’entre nous a failli mourir en essayant d’entraver l’agrandissement du fortin de la Madeleine, la multiplication des cortèges, des blocages de route, d’autoroutes, de ports et de train, dans des dizaines et des dizaines de grandes et de petites villes d’Italie, nous a donné de la force dans notre résistance sur l’autoroute. A cette occasion, nous avons compris que, malgré la présence de milliers d’homme en armes , le gouvernement et tous les partis proTav étaient en difficulté. Dans la propagande de criminalisation des failles sont apparues, des possibilités de luttes accessibles à tous et partout sont apparues.
Le 27 février, ils ne se sont pas contentés de risquer la vie de l’un d’entre nous, ils ont occupé un autre terrain, et l’ont entouré de grilles de protection et de fil de fer barbelé. Le mercredi 11 avril ils veulent rendre légale l’occupation. Ce jour-là, ils ont convoqué les propriétaires pour réaliser une procédure d’occupation “temporaire“ des terrains. Ils ne pourront entrer dans le fortin, fortifié comme pour une guerre, qu’un seul à la fois : si un propriétaire ne se présente pas, ils passeront outre. L’important est de donner un semblant de légalité à la mise en place violente d’un énorme ouvrage inutile. À partir de là les entreprises pourront véritablement commencer les travaux. Les NoTav seront là encore une fois. Nous serons là et nous serons partout où il sera possible d’entraver la machine de l’occupation militaire. Nous lançons cet appel parce que nous avons décidé de transformer ce jour et pendant une semaine en semaine de lutte populaire NoTav. Aidez-nous. Il faut que la chaîne de solidarité spontanée qui nous a soutenu en février, soit encore plus puissante.
Nous ne vous demandons pas de venir ici, même si comme toujours, ceux qui viendront seront les bienvenus, nous vous demandons de lutter chez vous, dans les villes et les campagnes. Nous vous demandons de diffuser la résistance.
Mouvement No Tav – Solidarité internationale à la lutte No Tav
traduit de l’italien : Anarres-info

POUR ET AVEC VITTORIO

Posté le 18 avril, 2012 dans Moyen Orient


Nous étions plus de cinquante, ce dimanche 15 avril, au siège historique des « Garibaldiens » de Paris qui héberge aussi la section de l’Association Nationale Partisans d’Italie « Carlo et Nello Rosselli »: camarades de l’Association « Carlo Giuliani », nouveaux partisans, Palestiniens, Italiens, Français, pour nous souvenir de Vittorio Arrigoni, un an après son assassinat, et témoigner de notre engagement à poursuivre sa bataille aux côtés du peuple palestinien à qui l’on vole sa terre, la mer qui la borde et jusqu’à la vue sur le ciel qui la surplombe, un ciel d’où pleut la mort au quotidien.
Nous avons pu écouter la voix de la mère de Vittorio, Egidia Beretta, maire de Bulciago, lire ses textes, nous avons pu entendre les enfants de Gaza chanter Bella Ciao et, pour une fois, en les voyant brandir le drapeau italien, nous nous sommes sentis fiers d’être du même pays que Vittorio Arrigoni, habitués que nous sommes à le voir représenter depuis vingt ans, au moins officiellement, par un satyre sur le retour au visage de cire, entouré d’une cour de voleurs.
Dans la petite salle, pleine de jeunes, les textes de Vittorio ont démontré leur vitalité, sa vitalité, nous ont redonné la certitude que sa lutte, notre lutte, n’a pas été et n’est pas inutile, que nous sommes du bon côté, que son corps est encore là, à servir de bouclier aux pêcheurs de Gaza qui essaient de sortir en mer, là où ont péché depuis des siècles, leurs pères et les pères de leurs pères.
Le témoignage le plus touchant fut celui de ce jeune Palestinien, étudiant en France, qui a connu Vittorio et nous a raconté que circule à Gaza une petite histoire qui dit que si Vittorio s’était présenté aux élections il aurait largement gagné, surtout si les enfants avaient eu le droit de vote…
Un membre de ISM France (International Solidarity Movement) a témoigné du traitement réservé à ceux qui viennent du monde entier tenter de porter secours à la population de Gaza, d’en apaiser la faim et la soif, de permettre le secours aux blessés, le soin aux malades. L’armée israélienne, avec la complicité des « démocraties » occidentales, a bouclé un million et demi de personnes dans la Bande de Gaza, en bloquant les accès terrestres, aériens et maritimes. Forcer ces barrages signifie risquer sa vie et parfois la perdre et ceux qui réussissent à passer se retrouvent dans les prisons israéliennes pendant des heures et des journées entières et en sortent avec l’interdiction d’entrer en terre de Palestine, devenue Etat d’Israël.
La présence d’une camarade libanaise nous a permis d’entendre en traduction simultanée, de l’arabe eu français, un témoignage en direct, relié par Skype. Le son de cette langue, lointaine et incompréhensible à la plupart d’entre nous, a contribué à nous rapprocher du peuple palestinien, à percevoir les sons qui leur sont familiers, à nous permettre de nous sentir un peu plus à Gaza.
Personne ne nourrit de doute sur l’identité de ceux qui ont armé la main des assassins de Vittorio, ils sont, comme leur acte, étrangers au peuple palestinien, à son histoire et à sa culture, et cet assassinat est à mettre au compte des occupants et de leurs alliés européens, en particulier de l’Italie, dont le gouvernement était dirigé, en avril 2011, par Silvio Berlusconi, bon ami de Benjamin Netanyahou.
Le procès des assassins de Vittorio est une triste farce et l’Italie, si active dans la protection de ses militaires en Inde, n’est pas apparue au tribunal, même pas par la présence d’un observateur. Le gouvernement, le président de la République n’ont pas répondu à la lettre de Egidia. Le père de Vittorio est mort quelques mois après son fils, Palestinien entre les Palestiniens.
A Gaza, un nouveau puits destiné à 20 000 familles de réfugiés sera dédié à Vittorio.
Restons humains
Paris, le 17 avril 2012.
Circolo Carlo Giuliani Paris et A.N.P.I Paris

Tu vis parmi nous… Vittorio Arrigoni

Posté le 17 avril, 2012 dans Moyen Orient


Shahd Abusalama a écrit ce texte quelques jours après l’assassinat de Vittorio Arrigoni, le 15 avril 2011.

HOMMAGE à VITTORIO ARRIGONI

Posté le 15 avril, 2012 dans Events, Mémoire, Pour ne pas oublier, Résistance

L’ASSOCIATION “CARLO GIULIANI” PARIS, L’ANPI-PARIS

Rendent hommage à VITTORIO ARRIGONI, pacifiste de l’ISM (International solidarity movement) et activiste pour la cause palestinienne, kidnapé et assassiné le 15 avril 2011 dans la bande de Gaza.

Nous vous invitons à participer nombreux aux activités qui se dérouleront pendant la journée que nous lui dédions le dimanche 15 avril 2012 au 20 rue des Vinaigriers 75010 Paris à partir de 15h00.

PROGRAMME

lectures d’ extraits du livre “Rester humain à Gaza”

projection de videos sur Vittorio Arrigoni

expo photo

musique et débats

Contrôles au faciès : plainte collective contre l’État

Posté le 13 avril, 2012 dans Non classé

Nadir et Armel, Bocar, Karim et Antony… Quinze étudiants, salariés, chômeurs ou encore lycéens et artistes de Villeurbanne, Lille ou Saint-Ouen disant avoir subi en France des contrôles de police abusifs car fondés sur des critères racistes ont attaqué l’Etat au civil pour demander réparation et susciter un débat.

La propension présumée de la police française à opérer des « contrôle au faciès » a déjà été dénoncée à de nombreuses reprises par des organisations nationales et internationales, comme l’organisation non gouvernementale américaine Human Rights Watch en janvier dernier.