Qui sommes-nous?

CHARTE DE L’ASSOCIATION « CERCLE CARLO GIULIANI » DE PARIS

L’association Cercle Carlo Giuliani de Paris veut être un symbole, en Italie et en Europe, de la génération de Gênes, cette jeunesse persuadée qu’un autre monde est possible.

L’association  envisage de cultiver les valeurs de la Résistance italienne et européenne à travers ceux qui, comme Carlo Giuliani, ont su les défendre et les actualiser en donnant leur vie en juillet 2001 et comme l’avait fait, parmi tant d’autres, le très jeune partisan turinois Dante Di Nanni en mai 1944: 23 ans Carlo, 19 ans Dante.

Le but de notre association est d’inscrire la présence de la Gauche Européenne dans la réalité parisienne avec une attention particulière aux quelques cent mille Italiens résidents, terrain d’enracinement particulièrement fécond et potentiellement riche.

Paris est pour le projet de la Gauche Européenne un lieu de débat et d’initiative d’importance majeure et une association active et créative doit se donner les moyens pour développer l’un et l’autre.

L’association  est un endroit ouvert, accueillant, vivace et démocratique, un symbole de la lutte à l’institutionnalisme, au bureaucratisme, au carrièrisme, à l’autoritarisme et tout ce qui le concerne et – dans les limites du possible - public, les réunions sont ouvertes aux adhérents et aux sympathisants et verbalisées, les archives et les documents comptables sont librement accessibles.

L’association  tisse un réseau de rapports avec les associations et les mouvements qui font référence au Forum social européen et avec les syndicats français et italiens, dans le but de la construction d’un syndicat européen alternatif à la vieille Confédération des Syndicats Européens et de projets de revendication européens.

L’association ne se limite pas à une action de propagande mais elle construit du mouvement autour de revendications concrètes surgies de la société, qui permettent à ses militants de vivre des expériences de lutte; des militants qui participent au travail dans les comités, les collectifs, les associations, en les créant lorsqu’ils n’existent pas. L’association deviendra ainsi le centre où pourront converger les plus diverses expériences de lutte dans le territoire.

L’association s’activera pour organiser des rencontres avant tout avec les mouvements et les associations de langue italienne, pour se charger de leurs revendications. Les fêtes, le théâtre, les spectacles de rue, Internet, les vidéos, la musique, le cinéma, la gastronomie, le sport sont autant d’occasions pour instaurer un rapport avec ceux que l’association veut gagner à la lutte politique.

L’association est le lieu d’expression pour les sujets sociaux opprimés par la domination de classe (salariées et salariés et travailleurs et travailleuses autonomes), les femmes (oppression de genre), les jeunes (oppression générationnelle), les nationalités opprimées (oppression nationale), les minorités sexuelles (gay, lesbiennes, transsexuels). Le but est la présence majoritaire de femmes, de jeunes, de minorités sexuelles et de minorités opprimées.

Dans l’association les revendications des jeunes, des femmes, des migrants, des homosexuels ne sont pas moins ou plus importantes que les questions salariales et politiques: l’association est le lieu de l’alliance de tous ces sujets sociaux opprimés, qui sans cela trouveront dans d’autres milieux les espaces pour leur représentation politique.

Paris, octobre 2009