Archive for juillet, 2012

Le cachot pour les mineurs palestiniens en Israël

Posté le 26 juillet, 2012 dans Moyen Orient, Répression


L’association Defence Children International (DCI section Palestine), dénonce la pratique d’isolement cellulaire des mineurs par Israël et produit des témoignages de leur détention dans des prisons ou centres d’interrogatoire, pour des « délits » tels qu’avoir osé hisser un drapeau palestinien. Cet Etat, qui se conduit de manière aussi barbare avec des jeunes, voudrait accueillir la coupe européenne de foot des moins de 21 ans en 2013 !

Appel pour Levent Capa, détenu dans la prison de Berne

Posté le 26 juillet, 2012 dans Répression


Dernières nouvelles, 25/07/2012

Levent, un camarade turc que beaucoup ont vu dans le mouvement à Paris, notamment
au collectif des mal logés 18e sans frontière, dans les assemblées contre les expulsions, et au bâtiment occupé du 260 rue des Pyrénées, est actuellement en prison à Berne.

En 2011, après 11 ans de prison pour ses activités dans Devrimci-Sol (la gauche révolutionnaire), il se rend en Europe : il redoute un second procès et une lourde peine. Une fois en Suisse en 2011, il connaît son premier contrôle de police et est contraint de donner ses empreintes à la police. Dans la foulée, il dépose une demande d’asile. Puis, il s’en va en France où il séjourne quelques mois.

NATURE ET CULTURE SUR LES SENTIERS DES BRIGANDS AU COEUR DU PARC NATIONAL DU POLLINO

Posté le 3 juillet, 2012 dans environnement

L’association « I ragazzi di San Lorenzo Bellizzi », en collaboration avec l’association « I briganti del 4×4″, avec le groupe des secouristes “Aquile del Pollino” de Frascinetto et San Lorenzo Bellizzi, avec les communes de San Lorenzo Bellizzi, Cerchiara di Calabria, Alessandria del Carretto, Terranova del Pollino et Morano Calabro, et avec le parrainage du Parc National du Pollino, propose de célébrer les 151 ans de l’Unification de l’Italie, en reparcourant – du 15 au 19 août 2012 – les sentiers arpentés par les brigands de 1860 à 1865, au coeur du massif du Pollino, aujourd’hui Parc National. L’association n’entend mettre en discussion ni l’unité ni l’existence de l’Etat national, elle souhaite plutôt engager une réflexion quant à la façon dont ce type d’unification a été réalisée et quant aux conséquences entraînées, jadis et encore aujourd’hui, sur l’économie et sur la société du sud du pays.
Les noms des brigands sont restés dans de nombreuses mémoires tandis que rares sont ceux qui se souviennent du nom de ceux qui les ont combattus. Des romanciers et des poètes, des peintres et des « cantastorie », des réalisateurs de cinéma ou de télévision en donnent une image différente de celle qui est inscrite dans les registres de la justice et de la police ou dans la presse. La trace des brigands demeure au milieu des bois, des forêts, des vallées et des sentiers de montagne, des grottes, des cavernes, des gués et des cols. Leur pérennité est assurée par les paysans dont l’imaginaire foisonne de mythes et de légendes sans lesquels leur souvenir ne serait pas arrivé jusqu’à nous, ils connaissent intimement les lieux où ils agissent car ils y sont nés et pour bien comprendre leur origine, il nous faut connaître l’histoire de l’endroit, son économie, ses traditions et ses coutumes. Le phénomène du brigandage n’a pas existé seulement en Calabre et en Basilicate, il concerne aussi les Pouilles, la Sicile, les Abruzzes, la Molise, le Latium, la Vénétie, la Ligurie, le Piémont, la Toscane, l’Emilie-Romagne et, du XVI° au XVIII°siècle, on le rencontre en Espagne, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en France et en Russie.
Les paysans sont expulsés des terres domaniales, usurpées en partie par les barons, en partie par les anciens fermiers devenus gentilshommes vivant dans l’entourage de la cour baronnale, jouissant de sa protection et de ses faveurs. Libérés de prestations qui les humiliaient et les offensaient, ils ont cependant perdu le droit de faire paître les bêtes, de semer, de glaner et de ramasser le bois. Des clôtures entourent les terres domnaniales, protègent la nouvelle propriété privée, elles signent la perte des usages civiques, dommage inestimable pour les masses populaires, pour les indigents et les journaliers. Le peu de terre qui échoit aux paysans change de propriétaire à cause de l’impossibilité concrète de la cultiver sans moyens et sans argent. La privatisation des domaines accélère l’appauvrissement, puis la prolétarisation, des grandes masses paysannes à qui le nouveau système semble bien plus oppressif que l’ancien.
Tel fut l’océan sans fin où nagea le brigandage méridional dans les années qui suivirent l’expédition des Mille, comme il l’avait fait lors de l’éphémère domination française.